Le syndrome de l’imposteur

Syndrome de l'Imposteur

Le syndrome de l’imposteur : son histoire courte.

Le terme « syndrome de l’imposteur » a été utilisé pour la première fois par les psychologues Pauline Clance et Suzanne Imes en 1978 ! Elles ont décrit ce phénomène comme « l’impression d’être de fausses intellectuelles ». Dans leur article elles disent que « malgré leurs diplômes, les honneurs, leur haut niveau de réussite à des examens, les éloges et la reconnaissance de leurs collègues et de leurs supérieurs, elles n’ont pas le sentiment d’avoir réussi. Elle se considèrent comme des « imposteurs ». 

D’après leurs recherches, le syndrome de l’imposteur possède trois caractéristiques :

  • Le sentiment que les autres surestiment nos compétences et notre savoir-faire ;
  • L’habitude d’expliquer ses réussites par des facteurs externes, comme la chance, ou par le résultat d’un travail dur et acharné ;
  • La peur d’être démasqué(e) et montré(e) du doigt.

Le syndrome de l’imposteur, à quel moment peut-il apparaître ?

Effectivement, il y a des éléments qui peuvent facilement déclencher ce sentiment d’imposture. Voici les trois éléments les plus propices à son apparition.

  • Quand vous décrochez votre premier job, quand vous obtenez votre diplôme, quand vous vous lancez dans l’entreprenariat et quand vous venez d’avoir une « preuve » de votre légitimité (par exemple, votre contrat de travail, ou votre diplôme, ou votre SIRET.). 
  • Quand vous avez une promotion. Vous vous demandez « pourquoi moi ». Vous êtes envahi(e) par l’incertitude devant l’inconnu et des nouvelles responsabilités.
  • Quand vous démarrez un nouveau cycle d’étude ou un nouveau cursus dans un domaine. Cela peut concerner un adulte qui décide de suivre une formation, de se reconvertir, ou pour un jeune qui entre à l’université.

En ce qui concerne les entrepreneurs, souvent ils créent leur activité online et communique avec des gens via les réseaux sociaux ou par message. Dans ce contexte, la communication n’est pas très riche en émotions, on ressent et on reçoit moins d’encouragements, on a du mal à percevoir de la bienveillance. C’est souvent très compliqué pour les entrepreneurs de savoir si leur travail plaît aux autres ou pas. Ils n’arrivent pas à comprendre s’ils sont à la hauteur de ce qu’on attend d’eux. Pour certains, les occasions de parler en tête à tête avec le client ne sont pas très fréquents pour avoir un retour positif direct.

Comment savoir si on a le syndrome de l’imposteur ?

Pour plus de facilité de ce qui suivra je vais parler de « l’imposteur », de « lui » ou « il ».

Premièrement, l’imposteur travaille exceptionnellement dur !

Oui, l’imposteur travaille exceptionnellement dur ! Il se donne à fond pour pas qu’on découvre son mensonge. Comme ce travail acharné porte ses fruits, il pense être dans la bonne voie et intensifie ses efforts. Mais ça renferme sa croyance que ses résultats n’ont rient avoir avec lui, mais c’est uniquement la conséquence de ce travail dur.

Également, l’imposteur va cacher ses véritables opinions.

Par peur que les gens peuvent s’aperçoivent qu’il est moins intelligent qu’il ne paraît, il préfère ne pas donner son avis. De même, il va éviter à prendre part à certaines discussions parce qu’il est persuadé de ne pas avoir de connaissances nécessaires. Très souvent il fait le choix d’adopter le point de vue des personnes qu’il considère plus intelligent que lui. 

Aussi, il est possible que l’imposteur cherche à impressionner une personne qu’il considère comme son « héro ».

L’imposteur a besoin l’approbation et acception de la part de personne qu’il considère d’être mieux que lui. Quand il arrive à l’impressionner, c’est à ce moment-là que l’imposteur commence à se sentir légitime. Cependant, cela ne durera pas très longtemps. 

Finalement, et dans beaucoup de cas, l’imposteur commence à comprendre qu’il a un énorme besoin de reconnaissance des autres. Cela vient renforcer son sentiment d’imposteur car il est persuadé que les personnes qui sont réellement douées ne dépendent pas des avis des gens.

L’imposteur est perfectionniste.

Il se dit de devoir être parfait dans tout ce qu’il fait. Cela crée en lui une grande peur d’échouer et de ne pas être à la hauteur. La moindre imperfection lui prouve qu’il n’est vraiment pas bon. Il est même capable de détruire son travail pour effacer les traces de son « incompétence ». Ces conditions poussent l’imposteur de travailler d’arrache-pied mais il aura du mal à finaliser son projet parce qu’il n’est jamais parfait. Sinon, il va être tellement découragé et craindra tellement d’échouer dès le début qu’il n’aura même pas suffisamment de motivation pour commencer son projet. 

L’imposteur sous-estime son travail.

Encore une tendance que l’imposteur peut avoir c’est la tendance à sous-estimer son travail. Le perfectionnisme le pousse à travailler sans compter les heures. Cependant, une fois le travail terminé, l’imposteur ne vas pas reconnaitre qu’il s’est donné des moyens pour réussir. Au lieu d’accepter les compliments, il dira « oh, il n’y a rien d’exceptionnel », « oh, tout le monde peut le faire ». Quand il fait ça il entretient son sentiment d’imposture dans ses propres yeux. 

Imposteur repousse les compliments.

Comme décrit plus haut, l’imposteur est en quête permanente de l’approbation et de l’acceptation des autres. Il en a besoin. Paradoxalement, quand le moment si attendu arrive, cela crée en lui une grande tension. L’imposteur aura beaucoup de mal à accepter les compliments. Il ne saura pas quoi répondre, il va se sentir très mal à l’aise. Par conséquent, pour se débarrasser de ce sentiment et se décharger de ce poids, il dira que « ce n’est rien », « c’est facile ». S’il accepte verbalement d’être complimenté, il se dira dans sa tête que les compliments ont été dits par politesse ou que les gens n’osent pas lui dire la vérité tout simplement.  

Imposteur s’auto-handicape.

En ayant très peur de l’échec, de ne pas être à la hauteur, et pour ne pas faire face à ce sentiment fort désagréable qu’il n’arrive pas à gérer, l’imposteur peut avoir la tendance à s’auto-handicaper. Il peut faire exprès pour ne pas s’appliquer dans le travail, dans son projet. Et quand celui-ci échoue, l’échec est vécu plus facilement. Évidemment, c’est normal de ne pas avoir de résultat si on ne fait rien. 

Quoi faire quand on a le syndrome de l’imposteur ?

Il faut garder dans la tête que si vous avez le syndrome de l’imposteur, vous avez toutes les chances de vous en débarrasser. Il n’existe pas de moyens, ni d’exercices qui peuvent vous permettre d’y mettre fin en quelques minutes. Certaines personnes peuvent le vivre sur une période relativement courte, pour d’autres, cela peut durer des années. 

Cependant, si vous vous faite accompagner sur le sujet, vous pouvez adopter de bons réflexes et avoir de bonnes questions à vous poser au moment quand les doutes vous envahissent. 

Si vous n’avez pas encore fait le test que je propose dans le « contenu offert » sur mon site internet, faites-le, il vous donnera un aperçu plus approfondi sur votre propre fonctionnement. Surtout, si vous êtes un jeune entrepreneur et vous débutez dans votre activité, il vous sera utile. J’y ai glissé aussi quelques astuces et de bonnes questions qui vous aideront à vous libérer de ce sentiment. 

 

*Bibliographie : Dr Sandi MANN « Le syndrome de l’Imposteur »

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